"La première difficulté est d’ordre méthodologique. On ne trouve que ce que l’on cherche".
Pour doser toutes les substances contenues dans un médicament, les autoritès requièrent la recherche de nombreux contaminants qui pourraient être issus des matières premières utilisées pour la synthèse de ce médicament. Ceci nécessite une instrumentation chimique lourde, et des coûts importants. Le même problème se pose pour l'air intérieur.
-Une analyse "basique" est du type de celle décrite pour les bureaux par la norme AFNOR XP X43-401. Cela ne nécessite en règle qu'une chromatographie gazeuse.
-S'il s'agit de locaux à usage d'habitation ce sont les normes EN ISO 16000-1 et NF EN 14412 qui doivent s'appliquer. Comme le précise la norme NF EN 14412 " contrairement aux mesurages type de l'air ambiant, il est habituel de constater l'apparition de composés inattendus dans les atmosphères intérieures". La découverte de ces "composés inattendus" nécessite un véritable travail de détective de la part des chimistes, et le recours à des procédés lourds, qui dépendent entre-autres de la spectroscopie de masse.
Mesurer la pollution de l'air intérieur: PAS FACILE
Appareillage de chromatographie gazeuse
banal pour étude de l'air ambiant
Spectrographe de masse nécessaire pour la découverte de composés "inattendus" dans l'air intérieur d'une habitation
ET voila un exemple de "Composé inattendu", que seul un véritable travail de détective des chimistes a permis de découvrir
Il s'agit de triéthanolamine
Pollution de l'air intérieur: